Cette checklist compile vos obligations légales, mais aussi des pistes d’action supplémentaires (voir les « suggestions ») pour faire de votre organisation un lieu plus accueillant pour les familles. Bien entendu, il est essentiel de commencer par analyser les besoins spécifiques de votre structure et d’évaluer ce qui peut concrètement y être mis en place. Bien qu’elle ne soit pas exhaustive, cette checklist a été conçue pour vous guider.
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Renseignez-vous sur les obligations légales en matière de crédit-temps. Le crédit-temps donne aux travailleur·se·s du secteur privé1 la possibilité d'interrompre ou de réduire leurs prestations professionnelles dans certaines situations. Le crédit-temps est totalement indépendant des congés thématiques (voir checklists Congé parental et Congé d’assistance). Il existe actuellement deux types de crédit-temps :
Quels sont les motifs pour lesquels le crédit-temps peut être pris ?
Ces deux types de crédit-temps sont indépendants l'un de l'autre et peuvent également être utilisés par un·e seul·e et même travailleur·se dans sa carrière. Ce crédit-temps est assorti d'un certain nombre de conditions :
1 Le secteur public – y compris le gouvernement fédéral, les régions et les communautés, les autorités locales et provinciales et les entreprises publiques autonomes (telles que la SNCB, bpost et Proximus) – n'est pas couvert par le régime de crédit-temps. Les travailleurs du secteur public doivent contacter leur service des ressources humaines pour obtenir plus d'informations sur le droit aux interruptions de carrière. 2 Pour une interruption complète, une allocation peut être perçue uniquement jusqu’aux 5 ans de l’enfant. Le-la travailleur·euse peut donc bénéficier de son congé tant que l’enfant n’a pas atteint l’âge de 8 ans mais ne pourra percevoir d’allocations que jusqu’au 5 ans de l’enfant. L’âge reste fixé à 8 ans pour le crédit temps à mi-temps ou d’1/5 temps tant pour le droit au congé (chez l’employeur) que pour le droit aux allocations. |
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SUGGESTION
Ne vous concentrez pas uniquement sur le crédit temps avec motif, mais gardez aussi un œil sur les fins de carrière. En ces temps de vieillissement, il y a de plus en plus de grands-parents qui sont encore au travail et qui veulent adapter leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour être plus présents auprès de leurs petits-enfants. |
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Parlez à la travailleur·se et planifiez le crédit-temps. Discutez de la forme sous laquelle elle/il veut prendre le crédit-temps et prévoyez également un éventuel remplacement. Discutez d'abord du type de crédit-temps que votre travailleur·se souhaite obtenir. Pour chaque type de crédit-temps, il existe alors différentes modalités possibles pour son utilisation.
Attention : Pour accorder ce type de crédit-temps pour les motifs 1, 2, 3 et 6, une CCT doit avoir été conclue à ce sujet au sein de l'entreprise ou du secteur.
Attention : Pour accorder ce type de crédit-temps pour les motifs 1 , 2, 3 et 6, une CCT doit avoir été conclue à ce sujet au sein de l'entreprise ou du secteur.
Au total, le crédit-temps ne peut dépasser 51 mois. Toutefois, il existe également des périodes minimales et des périodes maximales par motif. Vous pouvez trouver plus d'informations sur le site du SPF ETCS. A noter pour le crédit-temps pour motif « soins à son enfant » que le droit aux allocations est de 48 mois et ce, pour toutes les formes (temps plein, mi-temps et 1/5 temps). Votre travailleur·se peut donc bénéficier de son congé pendant 51 mois mais ne pourra percevoir d’allocations que pendant 48 mois. Avez-vous des doutes sur le crédit-temps auquel la/le travailleur·se a encore droit ? Elle/il peut facilement le vérifier grâce à l'outil « Break@work » de l'ONEM.
Vous pouvez trouver plus d'informations sur le site du SPF ETCS. |
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Fixez quelques dates butoirs pour la réalisation de tâches administratives dans l’agenda.
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SUGGESTION
Avez-vous une grande entreprise ? Fixez au sein de votre entreprise un pourcentage plus élevé de crédits-temps pouvant être souscrit simultanément. Pour une petite entreprise, cela peut être plus difficile à régler, mais dans les grandes entreprises, 10 %, voire plus, est possible. Consignez ce fait par écrit dans le règlement du travail ou dans une CCT. |
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Convenez des modalités de communication durant la période de crédit-temps. Contactez la/le travailleur·se quelques jours avant sa reprise de travail afin de convenir de son retour et de la planification de son premier jour/sa première semaine de travail. Mais limitez également le contact pendant le crédit-temps. C'est un moment de déconnexion du travail, permettant de faciliter l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. |
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SUGGESTION
Discutez toujours clairement avec votre travailleur·se des raisons pour lesquelles vous reportez éventuellement le crédit-temps. Tout comme vous avez des raisons de reporter le crédit-temps, elle/il a également des raisons de le demander pour cette période. En concertation verbale, vous pouvez trouver une solution qui vous conviendra à tous les deux. |
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Lorsque la/le travailleur·se revient du crédit-temps, rendez-lui le même emploi ou un emploi équivalent à celui occupé auparavant. |
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Ne licenciez pas la/le travailleur·se en raison de la prise du crédit-temps. Le droit de licencier un·e travailleur·se est limité dès que vous, en tant qu'employeur, avez été informé (par écrit) de la prise d'un crédit-temps et jusqu'à 3 mois après la fin du crédit-temps, ainsi que pendant un éventuel report du crédit-temps (cf. loi de redressement). Pendant cette période protégée, vous ne pouvez licencier la/le travailleur·se que pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la prise du crédit-temps. En tant qu'employeur, vous devez fournir la preuve des raisons que vous invoquez pour justifier le licenciement. |
Comment préparer une organisation à la grossesse d’une travailleuse ? Cette checklist vous explique que faire avant même d’être confronté à la grossesse de l’une de vos travailleuses. Un employeur averti en vaut deux !
La procédure de procréation médicalement assistée peut être stressante pour votre travailleuse et sa/son partenaire. Examinez ce que vous pouvez faire, en tant qu’employeur, en cas de pression supplémentaire dans la sphère privée.
Une travailleuse vient de vous annoncer qu’elle est enceinte. Que faire ? Quelles sont vos obligations et quelles mesures complémentaires pouvez-vous mettre en place afin de vous faciliter la tâche, mais aussi celle de votre travailleuse et de ses collègues ?
Votre travailleuse vient de reprendre le travail et continue à allaiter son enfant. En tant qu’employeur, vous devrez respecter différentes obligations légales et administratives. Vous pourrez également prendre des mesures complémentaires pour rendre la situation aussi confortable que possible pour votre travailleuse.
La maman n’est pas la seule à bénéficier de jours de congé et d’une protection adaptée. Son/sa partenaire peut également faire valoir des droits. Il/Elle voit sa vie privée bouleversée et en tant qu’employeur, il convient d’en tenir compte.
L’on peut devenir parent de différentes manières. En effet, il est également possible d’adopter ou d’accueillir un enfant. Cet événement aussi bouleversant qu’une grossesse a lui aussi un impact sur la vie privée des travailleuses-eurs. Les parents d’accueil et adoptifs sont tout autant en droit de bénéficier de congés et d’une protection contre le licenciement.
Des imprévus ou de nouvelles phases de la vie de l’enfant peuvent perturber l’équilibre vie privée-vie professionnelle. Le congé parental est là pour aider les deux parents.
Lorsque les enfants tombent malades ou que d’autres membres de la famille ont besoin de soins, il est parfois difficile de concilier vie privée et travail. C’est pourquoi les autorités ont prévu différents types de congés d’assistance, à savoir le congé pour soins palliatifs, le congé pour assistance médicale et le congé pour aidant proche.
Que faire face à une situation spécifique (par exemple en cas de grossesse multiple) ou si tout ne se passe pas comme prévu (par exemple en cas de fausse couche ou de décès de la mère lors de la naissance) ? Cette page vous éclairera à propos de ces situations spécifiques et des réglementations en la matière.
La grossesse est souvent une période remplie de joie entre la future maman et ses proches. Cependant, cet évènement important peut aussi entraîner des ajustements au sein du milieu professionnel. Pour faciliter cette période de changement et la vivre sereinement, il est essentiel que collaboratrice et employeur connaissent leurs droits et devoirs.