Les tâches administratives et les différentes réglementations en matière de grossesse, de parentalité, d’adoption et autres peuvent s’avérer complexes.
Que faire face à une situation spécifique (par exemple en cas de grossesse multiple ou lors de l’adoption d’un enfant porteur de handicap), ou si tout ne se passe pas comme prévu (par exemple si la travailleuse fait une fausse couche ou si la mère décède lors de la naissance) ? En tant qu’employeur, vous devrez être capable de gérer ces différentes situations et serez même souvent amenés à tenir compte d’« exceptions » aux dispositions et aux obligations administratives existantes.
Votre expérience d’employeur vous a confronté à des situations non mentionnées ici ? Contactez-nous à info@iefh.be. Nous vous aiderons à trouver les informations dont vous avez besoin.
Les délais administratifs et la durée des congés liés à une grossesse varient dans ce cas.
Elle peut prolonger ce congé de 7 semaines (au lieu de 5) si elle ne les a pas épuisées avant la naissance.
La grossesse multiple ne modifie en rien les droits du père ou du/de la coparent·e.
SUGGESTION : La vie du père ou du/de la coparent·e subit également un très grand changement par l’arrivée de ses enfants. Vous pourrez donc choisir d’étendre le congé de naissance à la charge de votre entreprise.
Le congé d’adoption ou parental d’accueil est également prolongé pour les parents adoptifs ou d’accueil.
Si le/la nouveau-né·e tombe malade après sa naissance et séjourne à l’hôpital sans interruption, le congé postnatal de la travailleuse sera prolongé du nombre de jours durant lequel l’enfant aura séjourné à l’hôpital (exception faite des 7 premiers jours suivant sa naissance).
Par exemple, si l’enfant est malade et ne peut quitter l’hôpital que 14 jours après sa naissance, le congé postnatal de la travailleuse s’élèvera à 10 semaines au lieu de 9.
Si l’enfant tombe malade et doit être hospitalisé·e alors qu’il ou elle était déjà rentré·e à la maison, cette disposition ne sera pas applicable et le congé ne sera pas prolongé.
SUGGESTION : N’hésitez pas à rechercher les possibilités de prolongation du congé de maternité de votre travailleuse (à votre charge). L’hospitalisation d’un·e nouveau-né·e est loin de pouvoir être considérée comme faisant partie de la période d’adaptation normale à sa nouvelle vie de famille et mérite amplement de dégager du temps libre supplémentaire.
Si la travailleuse perd son enfant après le 180e jour de grossesse, elle peut bénéficier de l’intégralité de ses 15 (maximum 19) semaines de congé de maternité.
Un droit qu’elle ne pourra pas revendiquer en cas de perte avant le 180e jour de sa grossesse, sauf si un médecin constate qu’il s’agissait effectivement d’une naissance.
Vous pourrez appliquer notre checklist "Grossesse et congé de maternité" pour toutes les autres tâches administratives et obligations légales.
Dans ce cas, soyez particulièrement attentif lors de la reprise de votre travailleuse. Faites par exemple appel à un·e conseiller·ère en prévention (interne), à un·e psychologue ou à un·e autre professionnel·le de la santé. Ces spécialistes seront en mesure de vous informer et de vous aider à communiquer de manière correcte avec votre travailleuse et ses collègues.
Ce handicap impacte le congé parental ainsi que le congé parental d’accueil ou d’adoption.
Pour avoir droit à des aménagements de congé pour avoir une enfant atteinte d'un handicap ou d'un trouble physique ou mental, l'enfant doit avoir le handicap ou le trouble suivant (selon la loi du 14 décembre 2018 contenant diverses dispositions relatives à l'emploi) :
Dans ce cas, le droit au congé parental est prolongé jusqu’aux 21 ans de l’enfant (contre 12 ans dans d’autres cas).
Le congé parental d’accueil ou d’adoption est doublé pour atteindre 12 semaines en cas d’adoption ou d’accueil d’un·e enfant souffrant d’un handicap ou d’une affection physique ou mentale.
Un événement bien triste auquel vous risquez toutefois d’être confronté en tant qu’employeur. C’est pourquoi nous vous donnons un complément d’information.
En cas d’hospitalisation ou de décès de la mère, le ou la coparent·e (le père ou le/la partenaire marié·e ou cohabitant·e (légal·e ou vivant avec la mère depuis trois ans de manière ininterrompue et affective) de la mère) peut convertir le (ou une partie du) congé de maternité en congé de naissance. Dans ce cas, le ou la coparent·e prend la place de la mère et dispose dès lors des mêmes droits en matière de congés et de protection contre le licenciement que ceux inscrits dans notre checklist "Grossesse et congé de maternité".
En cas de décès de la mère, le ou la coparent·e peut convertir la durée résiduelle du congé de maternité en congé de naissance.
En cas d’hospitalisation de la mère, le/la coparent·e peut convertir une partie du congé de maternité en congé de naissance. Cette disposition est soumise à différents critères :
Le/La coparent·e cesse de convertir le congé de maternité en congé de naissance dès que la mère quitte l’hôpital ou lorsque la durée du congé de maternité est écoulée.
SUGGESTION : Lorsqu’il/elle convertit le congé de maternité en congé de naissance, le ou la coparent·e bénéficie d’une indemnité de sa mutuelle. Cette somme reste toutefois inférieure à sa rémunération complète. Une réduction de revenus au moment même où la famille accueille un nouvel enfant et doit couvrir les frais liés à l’hospitalisation de la mère ou à ses funérailles. Renseignez-vous sur le coup de pouce financier et le complément de salaire que vous pourriez verser à votre travailleuse·eur durant une partie de son congé de naissance.
Soyez également particulièrement attentif lors de la reprise de votre travailleuse·eur. Faites par exemple appel à un·e conseiller·ère en prévention (interne), à un·e psychologue ou à un·e autre professionnel·le de la santé. Ces spécialistes seront en mesure de vous informer et de vous aider à communiquer de manière correcte avec votre travailleuse·eur et ses collègues.
Le congé d’accueil est uniquement valable lors d’un accueil temporaire. Le congé parental d’accueil s’applique quant à lui en cas d’accueil de longue durée d’au moins 6 mois (consultez la checklist "En cas d'adoption ou de placement familial" pour en savoir plus).
Qu’il s’agisse d’un accueil temporaire ou de longue durée, toute famille d’accueil peut prétendre à 6 jours de congé d’accueil par an. Ces familles pourront uniquement recourir à ce congé dans le cadre d’activités directement liées à leur engagement en qualité de famille d’accueil. Si la famille d’accueil se compose de 2 parents d’accueil, ils devront se partager ce congé (6 jours).
SUGGESTION : Vous pourrez choisir d’étendre le congé d’accueil à la charge de votre entreprise.
Rendez-vous sur le site internet du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale pour plus d’informations.
En qualité de parent adoptif ou d’accueil, le ou la travailleur·se est en droit de bénéficier d’un congé parental d’accueil de 6 semaines maximum pour la période de base. Chaque parent d’un couple adoptif ou d’accueil peut prétendre à ces 6 semaines de congé. Il/elle n’est pas dans l’obligation de prendre ces 6 semaines en une seule fois, mais peut les scinder en périodes minimales et en multiples d’une semaine.
À partir du 1er janvier 2021, ce congé sera prolongé d’une semaine à partager entre parents adoptifs ou d’accueil. Notez également que cette période sera respectivement prolongée d’une semaine à partir du 1er janvier 2023, 2025 et 2027.
Cette période de 6 semaines peut être prolongée d’un certain nombre de jours ou de semaines dans certains cas :
Si le/la coparent·e a entamé une procédure d’adoption, il/elle est libre de disposer d’un congé d’adoption. La procédure d’adoption est uniquement accessible aux personnes qui ne sont pas reconnues comme les parents légaux de l’enfant adoptif et qui ne sont donc pas mentionnées sur son certificat de naissance.
Vous retrouverez plus d’informations concernant le congé d’adoption dans notre checklist "En cas d'adoption ou de placement familial".
Attention, la durée du congé d’adoption sera réduite :
Comment préparer une organisation à la grossesse d’une travailleuse ? Cette checklist vous explique que faire avant même d’être confronté à la grossesse de l’une de vos travailleuses. Un employeur averti en vaut deux !
La procédure de procréation médicalement assistée peut être stressante pour votre travailleuse et sa/son partenaire. Examinez ce que vous pouvez faire, en tant qu’employeur, en cas de pression supplémentaire dans la sphère privée.
Une travailleuse vient de vous annoncer qu’elle est enceinte. Que faire ? Quelles sont vos obligations et quelles mesures complémentaires pouvez-vous mettre en place afin de vous faciliter la tâche, mais aussi celle de votre travailleuse et de ses collègues ?
Votre travailleuse vient de reprendre le travail et continue à allaiter son enfant. En tant qu’employeur, vous devrez respecter différentes obligations légales et administratives. Vous pourrez également prendre des mesures complémentaires pour rendre la situation aussi confortable que possible pour votre travailleuse.
La maman n’est pas la seule à bénéficier de jours de congé et d’une protection adaptée. Son/sa partenaire peut également faire valoir des droits. Il/Elle voit sa vie privée bouleversée et en tant qu’employeur, il convient d’en tenir compte.
L’on peut devenir parent de différentes manières. En effet, il est également possible d’adopter ou d’accueillir un enfant. Cet événement aussi bouleversant qu’une grossesse a lui aussi un impact sur la vie privée des travailleuses-eurs. Les parents d’accueil et adoptifs sont tout autant en droit de bénéficier de congés et d’une protection contre le licenciement.
Des imprévus ou de nouvelles phases de la vie de l’enfant peuvent perturber l’équilibre vie privée-vie professionnelle. Le congé parental est là pour aider les deux parents.
Lorsque les enfants tombent malades ou que d’autres membres de la famille ont besoin de soins, il est parfois difficile de concilier vie privée et travail. C’est pourquoi les autorités ont prévu différents types de congés d’assistance, à savoir le congé pour soins palliatifs, le congé pour assistance médicale et le congé pour aidant proche.
Votre travailleuse-eur a besoin de plus de temps pour prendre soin des membres de sa famille ou de ses enfants ? Le crédit-temps est peut-être une solution. Cette check-list aborde les motifs pour lesquels il est possible de demander un crédit-temps, ainsi que les délais et les données administratives importantes dans ce cadre.
La grossesse est souvent une période remplie de joie entre la future maman et ses proches. Cependant, cet évènement important peut aussi entraîner des ajustements au sein du milieu professionnel. Pour faciliter cette période de changement et la vivre sereinement, il est essentiel que collaboratrice et employeur connaissent leurs droits et devoirs.