Syensqo offre à l’ensemble de son personnel qui accueille un nouvel enfant un congé de 16 semaines, entièrement rémunéré. Parents, co-parent·e·s, parents d'accueil, parents adoptifs, parents célibataires : l’entreprise encourage chacun·e à prendre le temps nécessaire pour créer des liens avec son enfant.
Ce congé de 16 semaines est en application dans l’ensemble des 48 pays où l’entreprise emploie du personnel. Il s’agit d’un avantage extralégal que l’entreprise a voulu universel, sous la forme d’un dispositif top up compensant ce qui n’est pas pris en charge par le régime légal ou d’assurance du pays des bénéficiaires. Dans certains pays, Syensqo prend en charge 100 % de la rémunération pendant le congé parental ; dans d’autres, l’entreprise ne couvre que la différence au-delà de l’indemnité prévue par le cadre légal ou réglementaire.
En Belgique, Syensqo complète l’indemnité versée par la mutuelle aux jeunes mères pendant leurs 15 semaines de congé de maternité (ou 14 semaines dans le cas où elles n’ont pas pu prendre leur semaine de repos prénatal obligatoire) et leur offre une semaine (ou deux) de congé additionnelle(s), entièrement rémunérée(s). De la même manière, Syensqo complète l’indemnité versée par la mutuelle aux pères et co-parent·e·s lors du congé de naissance pendant 17 jours (les 3 premiers jours du congé de naissance étant déjà intégralement payés par l’employeur) et leur offre 12 semaines de congé additionnelles, entièrement rémunérées. Celles-ci ne sont pas obligatoires mais doivent être prises par les pères et co-parent·e·s dans l’année suivant la naissance de l’enfant. Ils et elles ont la possibilité de prendre le congé de quatre mois en un seul bloc ou de le fractionner en plusieurs périodes de minimum quatre semaines d’affiliées, toujours prises selon le régime de travail contractuel de la personne (p. ex. à temps plein si la personne travaille à temps plein).
Outre ce congé spécifique, les parents conservent le droit de solliciter un congé parental classique, indemnisé par l’ONEM, jusqu’aux douze ans de leur enfant.
Ce congé de seize semaines a été lancé en 2021 dans l’entreprise Solvay (dans laquelle la mesure court toujours), à l’initiative d’Ilham Kadri, à la tête de Solvay depuis 2019 et de Syensqo depuis la scission de Solvay en deux entités, fin 2023.
Il s’inscrit parmi un ensemble de mesures visant à inscrire l’équité de genre comme étoile dans l’horizon de l’entreprise et à améliorer l’attractivité de l’entreprise pour les femmes, dans un secteur très masculin.
Plus spécifiquement, la mise en place de ce congé parental visait non seulement à améliorer la qualité de vie des bénéficiaires, mais aussi, en mettant les femmes et les hommes sur un pied d’égalité, à diminuer le risque de discrimination à l’embauche ou à la promotion envers les femmes, de même qu’à réduire l’écart salarial dû à la maternité.
Au lancement de la mesure, en 2021, les seize semaines étaient à prendre en un seul bloc par les pères et les co-parent·e·s. Il s’agissait en effet de créer une situation identique pour les femmes et les hommes. Toutefois, la mesure a très vite fait l’objet d’un aménagement demandé par la représentation syndicale au Conseil d’entreprise européen, pour rendre la période de 16 semaines aménageable par périodes minimales d’un mois (voire, dans certains cas, par semaines), à prendre dans les 12 mois suivant l’arrivée de l’enfant.
De nouvelles revendications sont également à l’étude, comme celle de donner la possibilité aux pères et co-parent·e·s de prendre le congé à temps partiel, par exemple sous un régime de travail de 2 jours/semaine pendant 27 semaines. L’enjeu est, pour Syensqo, de favoriser leur prise effective de ce congé tout en évitant de renforcer l’asymétrie de droits entre les mères et les pères et co-parent·e·s et, ce faisant, de réaugmenter le risque pour les femmes d’être davantage discriminées en raison de leur maternité effective ou potentielle.
Syensqo a réalisé une analyse de l’impact de la mesure à l’échelle belge pour l’année 2024.
Celle-ci a montré, sans surprise, que la totalité des jeunes mamans ont fait usage du dispositif complet. En ce qui concerne les pères, tous (12) ont bénéficié des 20 jours de congé de naissance rémunérés à 100 %. Seuls deux d’entre eux, managers d’équipe, ont décidé de ne pas prendre le reste du congé parental de Syensqo, pour des questions de continuité du service, mais aussi par crainte de se rendre dispensable pendant une si longue période.
La grande majorité des jeunes pères (10) ont pris l’ensemble des seize semaines de congé, en un ou plusieurs blocs. Certains ont pris deux mois de congé immédiatement après la naissance, puis sont revenus au travail avant de prendre leurs deux derniers mois de congé parental de Syensqo à la fin du congé de maternité de leur compagne, ce qui signifie qu’ils se sont retrouvés pères au foyer à temps plein pendant que leur compagne retournait au travail.
Dans l’ensemble, ces pères soulignent que cette expérience a renforcé leur rôle parental et leur relation avec leur partenaire, tout en les sensibilisant aux tâches ménagères qui se démultiplient lors de l’arrivée d’un enfant, une responsabilité qu’ils ont continué à assumer après le congé. Ils déclarent également avoir été très soutenus par leur manager et leurs collègues. Plusieurs d’entre eux témoignent toutefois d’un dur retour à la réalité après avoir vécu cette bulle de seize semaines (en un ou deux blocs).
Ce congé leur permet donc, dans une certaine mesure, de découvrir l’effet que peut engendrer la maternité sur une carrière.