Cette checklist compile vos obligations légales ainsi que des bonnes pratiques pour accueillir au mieux un·e collègue transgenre. Bien entendu, il est essentiel de commencer par analyser les besoins spécifiques de votre organisation et d’évaluer ce qui peut concrètement y être mis en place. Bien qu’elle ne soit pas exhaustive, cette checklist a été conçue pour vous guider.
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Ne discriminez pas les personnes transgenres L'identité et l'expression de genre, ainsi que la transition médicale ou sociale, sont des critères protégés par la Loi genre du 10 mai 2007. Cela signifie que les personnes trans ne peuvent pas être traitées de manière défavorable en raison de ces caractéristiques. La discrimination sur le lieu de travail peut prendre différentes formes : différence de traitement, harcèlement, refus de promotion, non-embauche en raison de la transidentité d’un·e candidat·e, licenciement en raison d’absences liées à une transition médicale, etc. Pour prévenir tout type de discrimination, il est essentiel de sensibiliser vos employé·e·s à ce sujet et de former le management et les membres des ressources humaines à identifier les biais de genre et les préjugés susceptibles d’influencer leurs décisions. |
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SUGGESTION
Le ou la responsable diversité (diversity officer) est la personne de contact de l’organisation pour toutes les questions liées à la diversité et à l’inclusion. |
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Optez pour un code vestimentaire inclusif Si votre entreprise impose le port d’un uniforme ou le respect d’un code vestimentaire, il est essentiel que cette politique soit inclusive et ne fasse aucune distinction fondée sur le genre ou le sexe. Les règles doivent s’appliquer de manière égale à l’ensemble des employé·e·s. Optez pour des uniformes neutres ou proposez différentes options (par exemple, jupes ou pantalons) parmi lesquelles les employé·e·s peuvent choisir la tenue qui leur convient le mieux. |
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SUGGESTION
ü Engagez le dialogue avec votre salarié·eAvant de passer à des actions concrètes, il est très important de prendre le temps d’écouter les souhaits et les besoins de la personne concernée. Chaque personne transgenre a un parcours, une identité et une expérience uniques. Il n’existe donc pas de modèle universel pour accompagner un accueil ou une transition au travail. C’est pourquoi il est crucial de laisser la place à une conversation ouverte où la personne concernée fixe elle-même le rythme, ainsi que le contenu et la forme des éventuelles étapes.
ü Mettez en place une équipe de soutienUne équipe de soutien peut accompagner l’arrivée ou le coming out d’un·e collègue trans au sein de l’organisation. Cette équipe peut être composée d’un·e responsable RH, d’un·e responsable diversité, d’un·e membre du réseau LGBTQIA+ de l’entreprise, du·de la supérieur·e hiérarchique ou encore d’un·e collègue de confiance choisi·e par la personne concernée. NB : Un réseau LGBTQIA+ est un espace de rencontre pour les employé·e·s LGBTQIA+. Il permet le partage d’expérience, l’accès au soutien et à un sentiment d’unité. Des allié·e·s (personnes de soutien) peuvent également s’y joindre.
ü Utilisez le prénom choisiLes personnes trans choisissent souvent un nouveau prénom qui correspond mieux à leur identité de genre. En tant qu’employeur1, utilisez le prénom choisi par la personne concernée, même si le changement officiel n’a pas encore eu lieu. Veillez également à mettre à jour les systèmes informatiques, les cartes de visite et l’organigramme. Dans certains documents, la mention du prénom légal reste une obligation juridique. Si le changement officiel n’a pas encore été effectué, il est possible d’ajouter un alias ou prénom d’usage. NB: Utilisez un langage inclusif et intégrez les pronoms dans les signatures d’e-mail. C’est un signal clair d’inclusion et de respect envers les différentes identités de genre.
ü Envisagez d’offrir un congé de transitionLors d’une transition médicale ou sociale, les employé·e·s trans peuvent être temporairement absent·e·s, par exemple en raison d’une opération ou d’une période de convalescence. Dans la plupart des cas, ces absences relèvent du congé maladie. Toutefois, en tant qu’employeur, vous pouvez choisir d’accorder proactivement un congé complémentaire dans le cadre d’une transition, en signe de soutien.
ü Prévoyez des toilettes et vestiaires inclusifs du genreLa loi sur le bien-être au travail impose certes des installations séparées pour les hommes et les femmes, mais elle n’exclut pas pour autant des alternatives inclusives du point de vue du genre. En tant qu’employeur, vous pouvez facilement adapter les infrastructures existantes, par exemple en prévoyant des toilettes ou des vestiaires individuels offrant une intimité suffisante, comme des douches ou cabines fermées. L’accès aux espaces genrés doit se baser sur l’auto-détermination. Il est important de prévoir des directives claires et inclusives, accompagnées d’un dialogue ouvert et respectueux, afin de répondre de manière constructive aux éventuelles préoccupations au sein de l’équipe. 1. Le terme « employeur » désigne l’employeur en tant qu’entité, par exemple une société, une entreprise, une association, etc., et non un individu.
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Une variation intersexe est un phénomène naturel: les personnes naissent avec un corps qui ne répond pas à la définition normative d’un homme ou d’une femme. Bien que la loi interdit explicitement la discrimination fondée sur les caractéristiques sexuelles, les personnes intersexes sont particulièrement vulnérables aux tabous, à la stigmatisation sociale et à la discrimination.
Ce guide s’adresse à tous les employeurs, travailleur·se·x·s, collègues, syndicats et autres personnes ou groupes concernés par l’accueil et le soutien des personnes intersexes, transgenres et/ou non binaires sur le lieu de travail.